coq de haute-cour

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mercredi 4 juin 2014

Clermont-ferrand, Auvergne



 

Noire et blanche en façade, En couleur dans les têtes, les esprits et le porte-monnaie. C’est une des régions les plus riches par tête d’habitant, mais tout se garde à l’intérieur.

La ville compte 150.000 habitants, mais se trouve dans une communauté d’agglomération qui compte 215.000 habitants et 21 communes. Le Sénateur-maire Serge GODARD a succédé en 1997 à trente d’ans de mandat de Roger QUILLOT (Le logement, la ville connait…), il est, aussi,  président  de l’agglomération dont parmi les compétences on note : Aménagement, voieries, transport et habitat 

C’est une ville de tradition socialiste qui s’est réalisée avec un consensus permanent avec les dirigeants de Michelin. A moi la ville et la représentation républicaine, à vous la tranquillité sociale.

Elle est implantée sur les marches de la chaîne des puys, dominée par le Puy de dôme, site UNESCO et qui inaugurera en juin 2012 un train électrique pour accéder au sommet.

Historiquement il ya deux villes : Clermont (le plateau promontoire volcanique où se trouve la cathédrale) et Montferrand (ville commerçante) qui se sont unies au XVIIéme siècle, et dont la continuité territoriale ne s’est réalisée que depuis une dizaine d’années.

C’est une sorte de liaison entre les hautes terres et la plaine : la Limagne. Cette localisation entraîne une particularité. L’écoulement des rivières et le régime pluvial doivent passer par la ville pour s’évacuer dans la plaine, ce n’est pas simple. Les risques volcaniques existent, mais, pour l’instant, rien ne presse.

Malgré un paternalisme de la part de Michelin, en particulier sur l’hébergement de ses salariés, la mairie de tous temps a soutenu une politique sociale du logement, l’adjoint au maire, Dominique ADENOT, chargé de l’urbanisme, l’habitat et le logement continue cette tradition.( il est aussi président de la SEPAC organisme d’études)  Elle s’articule sur quatre chantiers qui traduisent la volonté des élus de rechercher une permanence dans le développement durable : 

1. ZAC de Trémonteix : 600 logements sur 20 hectares ( HQE-éco-quartier remarquable distingué par le ministère de l’écologie), Architecte : Jean-Marie FREYDEFONT, pionnier en France des éco-quartiers.

3. Champratel, situé dans les quartiers nord dans le cadre d’une valorisation d’espaces situés à proximité de zones d’habitats denses et socialement fragiles. Zone qui sera le terminus du tram. 

2. Saint Jean, quartier en réhabilitation dans le proche centre-ville ayant bénéficié de l’implantation du nouvel hopital Estaing, du projet de rénovation du parvis de la Gare (projet qui s’inscrit dans la venue possible ou probable du TGV Paris-Orléans-Lyon –dossier « chaud ») et grâce au projet de la seconde ligne du tram (problème de financement quand même). Ce projet de quartier a bénéficié, lui aussi, d’une distinction : lauréat du label éco-cité en 2009
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4. Cataroux, sur d’anciens terrains des usines Michelin et devrait accueillir une mixité avec du social et des équipements commerciaux.

Toutefois, on ne peut oublier la place de Jaude qui voit deux travaux importants en cours : la rénovation de l’opéra et surtout le grand carré de Jaude, une des plus grandes opérations de restructurations urbaines en centre ville hors paris. Cette opération menée par Eiffage doit livrer pour le second semestre 2013 : 51.000m2 et 600 places de parking avec hôtel, centre commercial et logement sociaux.

Au-delà des problèmes municipaux de remise à niveau des VRD  qui perturbent la circulation ( La croissance de la ville depuis un siècle a été marqué par un habitat individuel construit de façon hâtive et peu programmée hormis le centre ville, émigration rurale et portugaise, plus tard) car la durée des opérations peut se révéler longue, la circulation dans la ville est difficile.

 Le cœur historique situé sur une  butte d’une superficie limité ne facilite pas les déplacements. La possibilité de creuser des parkings se heurtent à une ensemble souterrain creusé de façon outrancière, au siècle dernier, pour créer des caves destinées à conserver les vendanges, très importantes dans le région de tous temps.

Cette spécificité a été une des raisons d’une désaffection des commerçants et des cadres pour le « plateau » et leur implantation dans l’ouest sur les pentes de la  chaîne des puys définit par le parc régional des volcans d’auvergne. Les villes de Royat et Chamalières, en sont le témoignage, elles s’inscrivent dans la continuité urbaine et accueillent des populations à revenus (refusant des projets de circulation : périphérique), tandis que les populations modestes sont regroupées dans le Nord ou dans le Sud.  Entre les deux , empiétant sur la Limagne, des zones d’activités économiques qui y trouvent la proximité de l’Autoroute Paris-Béziers, Lyon et Bordeaux et de l’Aéroport d ‘Aulnat pour leurs échanges.

La Ville, malgré son image de ville industrielle et sale (Les façades en pierre volcanique) est une agglomération dynamique avec des entreprises de recherche : agro-alimentaire, mécanique, avec des évènements internationaux tels que : le festival du court métrage. Une politique sportive forte : ASM, Foot,…, Ce que l’on sait moins, c’est qu’elle accueille 36000 étudiants dont 10% sont d’origine chinoise.